Oncologie

Ipsen est présent dans le domaine de l’oncologie depuis 1986, porté par une solide expérience dans le cancer de la prostate, les tumeurs neuroendocrines, les cancers de la vessie, du rein, du pancréas et du sein.

 

UNE STRATÉGIE DE FOCALISATION

Dans le cadre de sa stratégie de focalisation dans ces pathologies, Ipsen a pour objectif de proposer une prise en charge complète, de contribuer à améliorer le diagnostic et d’offrir des solutions thérapeutiques adaptées aux besoins des patients, en complément de services d’assistance ciblés. Le Groupe a pour ambition de continuer à proposer des traitements innovants, de haute qualité et répondant à des besoins médicaux non satisfaits.

 

UNE POSITION DE LEADER DANS LES TUMEURS NEUROENDOCRINES

Le leadership d’Ipsen dans le traitement des TNE s’appuie sur Somatuline®. De nouvelles indications ont été lancées en 2015 aux États-Unis et en 2016 en Europe. L’étude CLARINET® a en effet démontré que Somatuline® réduisait le risque de progression de la maladie ou de décès de 53 % chez les patients atteints de TNE gastro-entéro-pancréatiques non résécables ou métastatiques.

L’efficacité de Somatuline® chez les patients atteints de TNE pulmonaires est également en cours d’évaluation dans le cadre de l’étude multinationale SPINET®. Ipsen est la première et seule entreprise à évaluer l’efficacité d’un analogue de la somatostatine dans une étude de phase 3 chez ce type de patients. Somatuline® est commercialisé dans plus de 55 pays, dont 27 en Europe.

Des traitements efficaces sont nécessaires pour améliorer la santé et la vie des patients présentant un syndrome carcinoïde non contrôlé par les analogues de la somatostatine. Ipsen et Lexicon ont annoncé en octobre 2014 la signature d’un accord de licence exclusif par lequel Ipsen commercialisera le telotristat hors des États-Unis et du Japon.

Xermelo® de Lexicon a obtenu l’autorisation de mise sur le marché aux États-Unis en février 2017. Hors de ce territoire, il fait l’objet de revues réglementaires concernant son efficacité et sa tolérance, avant de pouvoir être disponible.

En 2015, l’acquisition d’OctreoPharm Sciences a permis de renforcer le leadership d’Ipsen dans le domaine des TNE. L’autorisation éventuelle du telotristat dans le traitement du syndrome carcinoïde au sein de l’Union européenne pourrait consolider cette position.

 

UN PIPELINE RENFORCÉ

En mars 2016, Ipsen a renforcé son pipeline en oncologie par la prise en licence du cabozantinib d’Exelixis. En septembre 2016, l’Agence européenne du médicament a approuvé Cabometyx® (comprimés de cabozantinib) dans le traitement en deuxième ligne du cancer du rein avancé, sur la base des résultats de l’étude de phase 3 METEOR. En septembre 2016, Ipsen et Exelixis ont annoncé des résultats positifs de l’étude de phase 2 CABOSUN comparant le cabozantinib au sunitinib chez des patients atteints de carcinome avancé du rein (RCC) non précédemment traité. Ce traitement permet de prolonger la survie des patients atteints de RCC, responsable de neuf cas de cancer du rein sur dix.

Début 2017, l’acquisition d’actifs en oncologie de Merrimack Pharmaceuticals a constitué une avancée stratégique majeure pour Ipsen, qui lui permet de consolider sa présence croissante en oncologie et d’optimiser son infrastructure en oncologie aux États-Unis. Cette transaction a été marquée par l’acquisition des droits de commercialisation d’Onivyde® (injection d’irinotécan liposomal), un traitement de référence approuvé par la FDA pour le cancer du pancréas métastatique .

Décapeptyl® (triptoréline) est une hormone de synthèse, principalement indiquée dans le traitement hormonal du cancer de la prostate localement avancé. Désormais, ce traitement peut être également administré par voie sous-cutanée. Début mars 2017, au Royaume-Uni, la MHRA, en coordination avec 14 autres agences réglementaires européennes, a approuvé une nouvelle indication pour Décapeptyl® en tant que traitement adjuvant en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l’aromatase, pour les femmes préménopausées présentant un risque élevé de récurrence du cancer du sein.

Hexvix® (hexaminolevulinate) est un agent photosensibilisant, qui améliore la détection et la résection du cancer de la vessie non invasif, une véritable avancée pour les urologues et leurs patients.

 

TRAVAILLER AVEC LES PATIENTS ET LES PROFESSIONNELS DE SANTE

Afin de veiller à ce que les patients atteints de TNE soient parfaitement informés, Ipsen a lancé le site Internet www.livingwithnets.com, fin 2016. Conçu par et avec les patients, pour les patients, le site donne une vision complète de la maladie et met à leur disposition toutes les informations et toute l’aide dont ils ont besoin pendant leur parcours de soins.

Aux États-Unis, Ipsen a déployé le programme IPSEN CARES™ (Coverage, Access, Reimbursement and Education Support), qui vise à aider les patients à lever les obstacles au démarrage ou à la poursuite du traitement par Somatuline® pour le traitement des TNE gastro-entéro-pancréatiques et de l’acromégalie, ainsi que par Increlex® et Dysport®, notamment en ce qui concerne les aspects financiers, de distribution ou de prise en charge.

 

LE PORTEFEUILLE ACTUEL

Somatuline® est un traitement administré par voie injectable, particulièrement efficace pour inhiber la sécrétion de l’hormone de croissance (GH) secrétée par l’hypophyse. Somatuline® est le seul analogue de la somatostatine autorisé aux États-Unis et en Europe dans le traitement des tumeurs neuroendocrines gastro-entéro-pancréatiques. L’autorisation de mise sur le marché obtenue pour cette indication est une étape importante pour le traitement de ce type de tumeurs, rares et difficiles à diagnostiquer.

Décapeptyl® est une hormone synthétique de la triptoréline, un décapeptide de synthèse analogue de la GnRH (hormone de libération des gonadotrophines), sécrétée par l’hypothalamus. Décapeptyl® est indiqué principalement dans le traitement hormonal du cancer de la prostate localement avancé ou métastatique ; il est également indiqué dans le traitement de l’endométriose, des fibromes utérins, de la puberté précoce et de la stérilité féminine. Dans l’indication du cancer de la prostate, Decapeptyl® LP 11.25mg peut être administré par voie sous-cutanée, permettant ainsi aux hommes de bénéficier du choix entre la voie sous-cutanée et intramusculaire (la voie sous-cutanée pour les femmes et les enfants n’a pas été étudiée et donc n’est pas recommandée).

Le 1er mars 2017, le MHRA (Medicines and Healthcare products Regulatory Agency) au Royaume-Uni, en coordination avec quatorze autres agences réglementaires européennes, a approuvé une nouvelle indication pour Décapeptyl® en tant que traitement adjuvant, en association avec le tamoxifène ou un inhibiteur de l’aromatase, du cancer du sein hormonosensible à un stade précoce chez des femmes à haut risque de récidive non ménopausées à l’issue d’une chimiothérapie.

L’autorisation repose sur des études cliniques randomisées internationales conduites par l’International Breast Cancer Study Group (IBCSG) auprès de 5 700 patientes au total, dans 27 pays. Deux études cliniques randomisées de Phase 3 ont été réalisées, SOFT (Suppression of Ovarian Function Trial) et TEXT (Tamoxifène and Exemestane Trial), qui évaluaient les femmes non ménopausées atteintes d’un cancer du sein hormonosensible à un stade précoce et ont fait l’objet de deux publications dans le New England Journal of Medicine (NEJM).

Les recommandations internationales de St Gallen, de l’European Society for Medical Oncology (ESMO), du National Comprehensive Cancer Network (NCCN), et de l’ASCO, ont été mises à jour pour inscrire la suppression de la fonction ovarienne en association soit au tamoxifène soit à un inhibiteur de l’aromatase, comme nouvelle option thérapeutique chez les femmes ayant un haut risque de récidive.

Hexvix® est un agent photosensibilisant utilisé pour la détection et le traitement du cancer de la vessie. En générant une fluorescence spécifique des cellules malignes de la vessie, il permet de mieux visualiser les tumeurs lors de l’endoscopie de la vessie (cystoscopie), examen qui consiste à examiner la vessie via l’urètre. Il améliore ainsi la détection et la résection non invasive des tumeurs de cet organe et réduit considérablement le risque d’une résection incomplète ou celui d’une tumeur non vue en lumière blanche. Ce médicament représente une véritable avancée pour les urologues et leurs patients.

Cabometyx est la formulation en comprimés du cabozantinib. Il cible les récepteurs MET, AXL et VEGFR-1, -2 et -3. Dans les modèles précliniques, Cabometyx a permis d’inhiber l’activité de ces récepteurs, impliqués dans le fonctionnement cellulaire normal et les processus pathologiques tels que l’angiogénèse, l’invasivité et les métastases tumorales, et la résistance au médicament. Cabometyx est disponible en doses de 20 mg, 40 mg ou 60 mg. La dose recommandée est de 60 mg par voie orale, une fois par jour. Le 25 avril 2016, la FDA a approuvé Cabometyx, en comprimés, pour le traitement des patients atteints d’un cancer du rein avancé ayant déjà reçu un traitement anti-angiogénique. Le 9 septembre 2016, la Commission européenne a approuvé Cabometyx, en comprimés, dans le traitement du cancer du rein avancé de l’adulte ayant reçu au préalable une thérapie ciblant le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (VEGF) dans l’Union européenne, en Norvège et en Islande.

904 M€

Chiffre d’affaires en oncologie en 2016

(57,1% du C.A. en 2016)

Mise à jour le : 23/05/2017