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Par Josep Catlla, EVP, Corporate Affairs Officer, Ipsen

Chaque année, la Journée des maladies rares nous rappelle que ces pathologies touchent bien plus de personnes qu’on ne l’imagine : plus de 300 millions dans le monde, répartis sur plus de 10 000 maladies rares identifiées. Pourtant, ce qui me frappe le plus en cette journée de reconnaissance et de réflexion, c’est que l’écoute des patients reste un levier encore sous‑exploité pour faire progresser les soins de santé.

Écouter les patients n’est pas simplement un « plus ». C’est l’un des leviers les plus puissants pour améliorer la recherche, le développement, la régulation, l’accès et la prise en charge tout au long de la vie. Lorsque nous intégrons les perspectives des patients en amont, nous réduisons les risques scientifiques, concevons de meilleurs essais cliniques et accélérons l’accès à des traitements réellement significatifs.

Nous le constatons chaque jour. Maria, dont le fils a été diagnostiqué tardivement d’une atrésie biliaire, nous a confié : « Si j’avais eu plus d’informations et un diagnostic plus rapide, nous aurions peut‑être évité la greffe. » Wendy, qui vit avec une CBP, a partagé : « Je veux juste qu’on m’écoute. La CBP affecte de nombreux aspects de la vie, pas seulement les tests hépatiques. »

Leurs expériences reflètent une réalité plus large : des diagnostics retardés, une prise en charge inégale, et des symptômes souvent minimisés. Derrière chaque statistique se trouve une personne qui espère une vie ordinaire : dormir, étudier, travailler, préserver sa dignité, vivre dans la stabilité.

Écouter, c’est comprendre la personne dans sa globalité, au‑delà de la biologie. Les maladies rares perturbent l’éducation, l’emploi, la santé mentale et la vie familiale. Les analyses économiques montrent de façon constante que la charge la plus lourde repose sur les familles : perte de revenus, rôle d’aidant, coûts personnels. L’écoute n’est donc pas une simple courtoisie. C’est une stratégie d’équité et de résilience sociétale.

Tout au long du cycle de vie des soins et des traitements, nous pouvons transformer l’écoute en résultats concrets grâce à une approche structurée et intégrée : collaborer avec les patients pour définir des critères d’évaluation pertinents dans les essais cliniques ; s’aligner très tôt avec les autorités réglementaires et les instances d’évaluation des technologies de santé ; intégrer les insights patients dans les soins courants ; mesurer les résultats qui comptent vraiment : travail, apprentissage, bien‑être mental, charge des aidants.

Chez Ipsen, nous sommes engagés à intégrer la voix du patient depuis la recherche jusqu’à la prise en charge tout au long de la vie. Mais cette responsabilité est partagée par l’ensemble de l’écosystème. Ainsi, si nous voulons véritablement aider les personnes vivant avec une maladie rare à accomplir plus que ce que l’on imagine — le thème annuel de la Journée des maladies rares — écouter les patients ne peut pas rester une ambition fondée sur des valeurs. Cela doit devenir une pratique régulière dans la recherche, le développement, les essais cliniques, la régulation, l’évaluation, l’accès et la prise en charge à chaque étape.

Ce n’est qu’en écoutant davantage que nous parlons que nous pourrons aider les personnes vivant avec une maladie rare à accomplir plus que ce qu’elles n’auraient jamais imaginé — et plus que ce que le système a historiquement permis.

Écrit par: Christelle Huguet, Directrice de la Recherche et du Développement, Vice-Présidente Exécutive

Aujourd’hui marque un moment important pour les enfants et les familles touchés par l’une des tumeurs cérébrales pédiatriques rares les plus difficiles: le gliome pédiatrique de bas grade (pLGG). 

Chaque année, des centaines d’enfants en Europe reçoivent un diagnostic de pLGG. Pour beaucoup, le parcours implique des chirurgies invasives, des années de chimiothérapie intensive et l’impact durable de complications potentielles affectant la vision, la parole et les fonctions neurologiques. En l’absence de standard de soin mondial, les familles se retrouvent souvent confrontées à l’incertitude, à la complexité et à des choix extrêmement difficiles, souvent pendant de nombreuses années. 

C’est pourquoi l’annonce d’aujourd’hui est si significative. Ipsen a reçu un avis positif du CHMP pour un médicament qui, s’il est approuvé, pourrait devenir le premier et le seul traitement ciblé en Europe pour les enfants atteints d’un pLGG altéré par BRAF en rechute ou réfractaire. Il pourrait transformer la manière dont nous soutenons les enfants vivant avec cette maladie implacable et élargir les options thérapeutiques disponibles pour les médecins qui prennent en charge cette pathologie complexe. 

Ce progrès reflète le dévouement de nombreux scientifiques faisant avancer l’innovation en oncologie rare, des médecins, des participants aux essais cliniques et des partenaires apportant leur expertise en clinique, des enfants vivant avec un pLGG, de leurs proches et des associations de patients portant la voix des familles, ainsi que de nos équipes chez Ipsen dont la passion et la persévérance rendent possibles des avancées comme celle‑ci. 

Je suis honoréeet reconnaissante pour l’engagement qui a permis d’atteindre cette étape majeure. 

La Commission européenne va désormais examiner la recommandation du CHMP, avec une décision finale attendue dans les prochains mois. 

Des moments comme celui‑ci nous rappellent pourquoi ce travail est si important. Parce que les enfants et leurs familles méritent de meilleures options. Et parce que l’innovation en oncologie pédiatrique ne peut pas attendre. 

À une époque où les avancées scientifiques majeures reposent de plus en plus sur des collaborations profondes et intersectorielles, le partenariat de longue date entre Ipsen et les équipes de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal, ainsi que de la société de valorisation IRICoR s’impose comme un modèle de coopération efficace entre le monde académique et l’industrie pour accélérer la science de manière ciblée. Initié en 2020 et renouvelé à deux reprises depuis, ce partenariat porte aujourd’hui sur quatre programmes actifs de recherche en oncologie. Pierre Beaulieu, directeur adjoint de l’Unité de découverte de médicaments à l’IRIC, Hugo Lavoie, directeur adjoint de l’Unité de recherche en signalisation intracellulaire de l’IRIC et Chris Hupp, Senior Director, Research & External Innovation chez Ipsen, expliquent comment cette collaboration est passée d’une alliance prometteuse à un véritable moteur de développement de thérapies transformatrices pour les patients.

Une science accélérée par des expertises complémentaires

Ce qui rend l’environnement IRIC – Université de Montréal particulièrement remarquable, explique Pierre, c’est son « expertise de pointe, capable de couvrir toutes les étapes de la découverte de médicaments », une qualité à laquelle Chris ajoute qu’Ipsen a reconnu une « capacité constante à générer des candidats au développement de haute qualité, susceptibles de produire une innovation significative ». Lorsque les travaux de recherche fondamentale progressent, arrive un moment où l’élargissement des expertises devient essentiel pour transformer un concept scientifique en médicament. C’est précisément là que la collaboration a accéléré le processus, en ajoutant l’expertise d’Ipsen en recherche translationnelle, développement clinique, fabrication et commercialisation, « créant un pont puissant entre la découverte et l’impact », souligne Hugo. Avec quatre programmes actifs — dont l’un est déjà en essai clinique de phase I — la collaboration mobilise l’ensemble de ces expertises pour libérer le potentiel des innovations ciblant la voie MAPK pour les patients.

S’attaquer aux défis les plus complexes en oncologie

Le partenariat est guidé par une vision audacieuse et partagée, explique Chris, « où tous les acteurs sont profondément engagés à fournir des thérapies transformatrices aux patients ayant des besoins médicaux non satisfaits ». Ensemble, ils travaillent à ouvrir de nouvelles approches pour cibler la voie MAPK — altérée dans environ 40 % des tumeurs humaines.1 Comme le souligne Hugo, il s’agit d’un domaine où des progrès ont été accomplis, mais où « beaucoup reste à faire ». Les toxicités, les taux de rechute et les limites des molécules existantes rendent indispensable le développement de thérapies différenciées, avec de nouveaux modes d’action et des combinaisons plus intelligentes.2

La force d’un partenariat à long terme

Pour Ipsen comme pour l’IRIC, un partenariat durable est un facteur essentiel à sa réussite. L’innovation scientifique suit rarement une trajectoire linéaire. Elle exige persévérance, conviction partagée et volonté collective de naviguer dans l’incertitude. Comme le formule Pierre, « un partenariat à long terme ne peut exister que s’il repose sur une forte croyance dans la science de part et d’autre, ainsi qu’une motivation à atteindre des découvertes firstinclass ».

Cette continuité a également permis aux équipes de collaborer d’une manière qui élève la science elle‑même. Hugo met de l’avant « une synergie multidisciplinaire inestimable, où chaque partie challenge et inspire l’autre ». Ce qui avait commencé comme une collaboration classique est devenu bien plus : un langage commun, une prise de décision partagée et une fierté collective. Le tout porté par un « niveau impressionnant de confiance, de soutien et d’amitié ».

Chris rejoint ce constat, soulignant la création d’un environnement unique « où le dialogue ouvert et le respect mutuel permettent à la science et à l’innovation de prospérer ». Grâce à cela, explique Hugo, les équipes ont pu « s’étendre vers de nouveaux domaines de recherche pharmaceutique et translationnelle », au‑delà de ce que pourrait offrir un cadre académique traditionnel.

Regarder vers l’avenir : une vision commune pour un impact transformateur

Le partenariat entre Ipsen et IRICoR est plus qu’une collaboration — c’est un modèle pour montrer comment les thérapies innovantes peuvent être accélérées lorsque le monde académique et l’industrie unissent leurs forces. Il démontre que lorsque les équipes sont alignées et poursuivent une même mission, s’engagent sur le long terme et créent une culture où la science et les talents peuvent s’épanouir, l’innovation ne devient pas seulement possible, elle devient inévitable.

Vanessa Barue, Directrice Médicale Senior, Medical Asset Lead, Global Medical Affairs Oncology

Alors que la communauté mondiale d’oncologie urologique se prépare à se réunir à San Francisco pour le symposium de la Société Américaine d’Oncologie Clinique spécialisé dans les cancers génito‑urinaires (ASCO GU), les collaborateurs d’Ipsen à travers le monde sont enthousiastes à l’idée de se retrouver, d’apprendre et de contribuer. ASCO GU est un moment clé dans le calendrier des congrès médicaux internationaux, mettant en lumière les avancées les plus récentes dans le carcinome rénal (RCC) et le paysage plus large des cancers GU.

Le RCC demeure un domaine marqué par un besoin médical important. La réunion ASCO GU rassemble cliniciens, chercheurs, leaders médicaux et partenaires industriels pour échanger sur les nouvelles données et les insights scientifiques susceptibles d’influencer l’avenir de la prise en charge des patients. Pour Ipsen, c’est l’occasion de réaffirmer notre engagement à améliorer les résultats pour les personnes vivant avec des cancers GU et de rester au plus près des nouvelles approches et tendances émergentes dans ce domaine.

L’échange scientifique reste au cœur du progrès. Tout au long du congrès, nos équipes se réjouissent des discussions autour des données en vie réelle, des approches combinées et de l’importance continue de l’innovation centrée sur le patient. Ces échanges stimulent la prochaine vague de recherche, enrichissent notre compréhension et soutiennent les meilleures pratiques en oncologie GU.

Le partenariat et la collaboration sont au fondement de tout ce que nous faisons. ASCO GU offre une plateforme unique pour renforcer les liens avec les cliniciens, investigateurs, partenaires académiques, associations de patients et pairs au sein de l’écosystème oncologique. C’est un moment précieux pour écouter, apprendre et explorer comment une ambition partagée peut se traduire en impact concret pour les patients.

Nous invitons toutes les questions sur qui nous sommes, notre science et la valeur que nous souhaitons apporter à la communauté mondiale de l’oncologie.

Si vous participez à l’ASCO GU 2026, nous serions ravis d’échanger en personne. Continuons le dialogue, partageons nos perspectives et travaillons ensemble pour faire progresser la prise en charge des personnes vivant avec des cancers GU.

Rendez‑vous à San Francisco !

Les maladies rares sont plus répandues qu’on ne le pense, tant par le nombre de vies qu’elles touchent que par l’impact profond qu’elles ont sur le quotidien des patients et de leurs familles. Derrière chaque diagnostic se trouve une personne qui affronte bien plus que des symptômes : une routine quotidienne bouleversée, des projets de vie réorientés, l’incompréhension et l’isolement à surmonter, et des familles qui s’adaptent à l’incertitude avec résilience et espoir.

La véritable sensibilisation commence par l’écoute. Chez Ipsen, cela signifie écouter non seulement les besoins des patients pour définir les résultats cliniques, mais aussi les histoires qui rythment leurs journées – leurs craintes, leurs frustrations, leurs joies et leurs aspirations. Ces témoignages du monde réel révèlent ce que signifie réellement vivre avec une maladie rare, et non simplement être traité pour celle‑ci.

Placer l’expérience patient au cœur de l’innovation

Lorsque nous écoutons vraiment, nous pouvons imaginer de meilleurs futurs – des futurs façonnés par ce que les patients nous disent vouloir faire, ressentir et espérer. Cette imagination n’a rien d’abstrait. Elle s’ancre dans l’expérience vécue de toutes celles et ceux qui partagent leur réalité afin d’améliorer les traitements et la prise en charge.

Ces enseignements guident notre travail tout au long du cycle de vie du médicament : de la recherche et du développement à la stratégie médicale, en passant par l’éducation et l’accès aux soins. Une innovation responsable et centrée sur le patient commence par la compréhension de l’ensemble du parcours.

Comment Ipsen renforce la sensibilisation grâce à l’écoute

Chez Ipsen, la sensibilisation est un processus actif, fondé sur une écoute rigoureuse et structurée. Nous intégrons les perspectives des patients grâce à :

Nous partageons également ce que nous apprenons au travers de nos propres actions de sensibilisation, afin que la voix des patients puisse toucher un public plus large. C’est pourquoi la Journée des maladies rares est un moment clé dans le calendrier d’Ipsen : elle nous permet de nous tenir aux côtés de la communauté mondiale des maladies rares pour renforcer la compréhension et amplifier l’impact.

Fondation Ipsen : Faire progresser la compréhension grâce à la science et à la société

La Fondation Ipsen est une fondation à but non lucratif, placée sous l’égide de la Fondation de France, et dédiée à sensibiliser le public et à améliorer la vie des personnes atteintes de maladies rares. Elle contribue à une meilleure compréhension de ces pathologies en promouvant l’éducation, en partageant les connaissances et en favorisant le dialogue entre la science, la médecine et la société.

À travers ses initiatives mondiales, ses publications et ses partenariats, la Fondation met en lumière des sujets souvent invisibles ou méconnus, assurant que les expériences réelles des communautés concernées soient reconnues.

Le progrès exige un engagement partagé

La Journée des maladies rares nous rappelle avec force que le progrès ne se construit jamais seul. Il repose sur la collaboration entre les patients et leurs familles, les associations, les professionnels de santé, les chercheurs et scientifiques, les décideurs et l’industrie pharmaceutique.
En écoutant et en agissant ensemble, nous pouvons aider les personnes vivant avec une maladie rare à accomplir bien plus que ce qu’une seule organisation – ou une seule imagination – pourrait réaliser.

Imaginer davantage, ensemble

En 2026, nous réaffirmons notre engagement envers la communauté des maladies rares : écouter, apprendre et agir. Les histoires que les patients partagent avec nous guident notre travail et renforcent notre détermination. En nous rassemblant autour de leurs voix, nous pouvons construire un avenir où les personnes vivant avec une maladie rare peuvent accomplir plus qu’elles ne l’auraient jamais imaginé.

La véritable prise de conscience commence par l’écoute.

À l’occasion de la RareDiseaseDay, Josep Catllà, Corporate Affairs Officer chez Ipsen, partage sa réflexion sur la manière dont l’écoute des patients reste un levier encore sous-exploité pour faire progresser les soins de santé.

Nouvelle dans notre série Une vie dans la science, nous rencontrons Florence Meyer-Losic, Vice President et Head of Translational Sciences, qui retrace son parcours de la médecine vétérinaire à la recherche sur l’humain. Elle souligne l’importance de l’adaptabilité, de l’apprentissage continu et de la diversité des expertises pour construire des équipes performantes capables de développer des traitements innovants pour les patients. 

« Une compétence très importante en science, c’est la capacité d’apprendre chaque jour, car la science évolue sans cesse », explique Florence Meyer-Losic, Vice President et Head of Translational Sciences chez Ipsen. « En médecine vétérinaire, il faut tout apprendre sur différentes espèces et différents systèmes. Il s’agit de s’adapter à chaque situation. C’est exactement ce que je fais dans mon travail au quotidien. » 

Florence a d’abord étudié la médecine vétérinaire avant de se tourner vers la santé humaine. « Ce que j’aimais, c’était vraiment la science. Et, comme tout le monde, j’ai eu des proches atteints de cancer. J’ai donc pensé qu’il serait plus utile de mettre mon expertise scientifique au service de la médecine humaine. C’est ainsi que je me suis orientée vers la recherche et l’industrie pharmaceutique.» 

Dans son rôle actuel, elle dirige une équipe responsable des données qui font progresser les programmes. Elle considère la diversité des points de vue comme essentielle. « Je suis plutôt généraliste, car en tant que vétérinaire, je connais le corps dans son ensemble. Mais j’ai des collègues avec une expertise très pointue, une compréhension approfondie des mécanismes et des systèmes touchés par une maladie spécifique. Le fait de réunir ces approches et ces perspectives différentes permet de renforcer l’équipe et de garantir la réussite du projet. » 

Pour Florence, l’adaptabilité et la diversité des expertises sont les clés d’une science efficace — et les conditions qui permettent de transformer les découvertes en traitements capables de changer des vies. 

L’exercice 2025 a été marqué par une exécution rigoureuse et une performance robuste dans toutes les aires thérapeutiques, générant une croissance significative du chiffre d’affaires et renforçant l’élan stratégique de l’entreprise. Les ventes totales ont augmenté de 10,9 % à taux de change constant (CER), soutenues par une solide croissance de 7,5 % au quatrième trimestre.

Forte croissance dans toutes les aires thérapeutiques

L’oncologie est restée au cœur de notre activité, affichant une croissance de 4,1 % et représentant 69 % des ventes totales de 2025. Les maladies rares se sont distinguées en 2025, avec un doublement des ventes d’une année sur l’autre (+102,5 %). La neurosciences a enregistré une croissance élevée à un chiffre (9,7 %), portée par une expansion constante sur les marchés clés.

Nous avons atteint une marge opérationnelle de base de 35,2 %, soit une amélioration de 2,6 points, reflétant une discipline de coûts renforcée et une évolution favorable du mix.

Grâce à une rentabilité solide, nous avons clôturé l’année avec une capacité d’investissement de 3,2 milliards d’euros pour l’innovation externe et les opportunités stratégiques.

Perspectives 2026 : croissance continue et avancée du pipeline

Nous avons fixé nos objectifs pour 2026 : une croissance des ventes totales supérieure à 13 % à taux de change constant sur l’exercice 2026 et une marge opérationnelle de base supérieure à 35 %. Cette perspective est soutenue par une accélération de la dynamique sur l’ensemble du portefeuille.

L’année 2026 sera déterminante pour l’innovation, avec cinq étapes majeures, dont trois lectures pivots et la présentation complète de la Phase II d’IPN10200 dans sa première indication esthétique (rides glabellaires) lors d’un prochain congrès médical.

Avec une performance financière solide, une dynamique thérapeutique en expansion et un pipeline prêt à délivrer des résultats innovants, nous sommes idéalement positionnés en 2026 pour une nouvelle année de croissance et d’innovation.

Nouvelle dans notre série Une vie dans la science, nous rencontrons Eli Leo, Early Development Asset Lead, qui explique comment le travail d’équipe, la créativité et même l’échec nourrissent les progrès de la recherche. En se comparant à un chef d’orchestre guidant les scientifiques comme des musiciens, elle montre comment la résilience et la collaboration permettent de transformer l’expérience et la persévérance en découvertes porteuses d’espoir pour les patients. 

« Je me sens comme un chef d’orchestre. Les violons sont les scientifiques au banc, les autres instruments sont les fonctions réglementaires ou cliniques, et il faut veiller à ce qu’ils jouent ensemble et que leur musique soit harmonieuse », explique Eli Leo, Early Development Asset Lead chez Ipsen. 

Pour Eli, diriger la science revient autant à orchestrer les personnes et les processus qu’à conduire des expériences. « Dans mon rôle actuel, je peux utiliser mes compétences scientifiques, mais le plus important est de veiller à ce que les scientifiques de mon équipe travaillent ensemble de la meilleure manière possible. » 

Ce travail d’équipe est la base du développement précoce, où les progrès reposent sur la persévérance. « Dans nos métiers, malheureusement, les chances de succès sont très faibles. Mais il est essentiel de l’accepter et d’en tirer des leçons, car l’échec constitue en quelque sorte le socle sur lequel on s’appuie. Il faut apprendre de ce manque de réussite et s’assurer que la fois suivante, on tire parti de ce que l’on a appris. » 

Les chiffres sont parlants. « Probablement 98 % de ce que nous faisons échoue », dit Eli. « Mais si les 2 % restants fonctionnent, c’est parce que nous avons beaucoup appris des expériences précédentes qui n’ont pas abouti. » 

Sa vision montre que la résilience, la créativité et le travail d’équipe sont essentiels pour faire progresser la recherche et transformer une science prometteuse en traitements capables de changer des vies. 

« Notre rôle est d’anticiper : ‘Quelle dose est sûre, quelles populations présentent un risque plus élevé, et comment pouvons-nous réduire ces risques ?’ »

Avant qu’un médicament n’atteigne les patients, son efficacité doit être mesurée par rapport à ses risques. Pour Lineu Domit, médecin de sécurité au sein de l’équipe Global Patient Safety d’Ipsen, cet équilibre est l’essence du développement au stade initial. Leurs évaluations guident les protocoles d’étude, informent les investigateurs et façonnent les documents de consentement des patients — des fondations essentielles pour avancer de manière responsable.

La sécurité est souvent perçue comme réactive, mais Lineu insiste sur son rôle proactif. « Nous ne levons pas des drapeaux rouges pour ralentir les progrès », dit-il. « Nous travaillons avec les équipes pour trouver la voie la plus sûre. »

Cette voie commence par l’identification des risques selon le mécanisme d’action, la population et le contexte, puis leur traduction en mesures concrètes. Les rapports proviennent de multiples sources — études cliniques, hôpitaux, médecins, voire centres d’appel pour patients — et sont évalués selon des directives mondiales strictes. « C’est un environnement très réglementé », dit-il. « Chaque cas est capturé, évalué et rapporté. »

Pour Lineu, cette rigueur n’est pas de la bureaucratie mais du sens. « À la clinique, je pouvais aider un patient à la fois. En sécurité, nous pouvons aider des populations entières. »

En regardant vers l’avenir, il voit la technologie comme un accélérateur. « L’IA nous permettra de détecter les signaux plus tôt, avant que les patients ne soient exposés », dit-il. Les outils de visualisation facilitent déjà l’intégration des données et l’identification des tendances en un coup d’œil.

Chez Ipsen, efficacité et sécurité avancent ensemble. En définissant clairement et tôt les risques, la science de la sécurité renforce les bases de l’innovation. Pour Lineu, il s’agit de bien plus que de conformité. Il s’agit de garantir que chaque médicament soit non seulement efficace, mais le bon traitement pour le bon patient au bon moment.

Roxanne Ferdinand, Vice-Présidente Senior, Responsable des Affaires Médicales Globales, Oncologie

À l’approche de la Journée mondiale contre le cancer, qui poursuit son engagement de trois ans autour du thème “United by Unique” (Unis par l’Unique), Ipsen reconnaît l’immense défi que représente le cancer à l’échelle mondiale. Vivre avec le cancer est une expérience personnelle, mais le combat contre la maladie est collectif. Cela exige l’unité dans nos efforts, tout en respectant nos différences individuelles.

Le thème “United by Unique” résonne avec l’approche d’Ipsen pour le développement de médicaments innovants destinés aux personnes atteintes de cancer. Nous savons que chaque parcours patient, qu’il s’agisse d’un adulte ou d’un enfant, est fondamentalement unique. En tant que clinicienne, j’ai constaté qu’aucun patient ne ressemble exactement à un autre. Chaque parcours est façonné par la biologie, les circonstances et les besoins individuels. Ce principe guide la stratégie d’Ipsen pour proposer des solutions innovantes et personnalisées qui respectent la diversité des expériences patients.

Répondre aux besoins non satisfaits en oncologie

Nous nous concentrons sur les cancers pour lesquels il existe des besoins importants non satisfaits et où la science peut apporter une réelle différence. Nos efforts se concentrent sur le traitement des cancers complexes et rares, tels que le sarcome épithélioïde, les tumeurs neuroendocrines (TNE) et le carcinome à cellules rénales (CCR). De plus, nous engageons des ressources considérables pour améliorer les résultats thérapeutiques des patients atteints de certaines tumeurs cérébrales pédiatriques.

Parcours personnels, objectif commun

Notre approche centrée sur le patient se reflète le mieux dans les histoires de ceux que nous servons. Nous sommes fiers de reconnaître la résilience de Stephen, vivant avec un cancer neuroendocrinien, de Melanie qui partage son expérience personnelle après avoir été diagnostiquée avec des tumeurs neuroendocrines pulmonaires, et de Lily May, qui affronte courageusement un gliome pédiatrique de bas grade.

Ces histoires personnelles nourrissent notre mission et renforcent notre engagement à faire progresser les thérapies pour tous les patients, en veillant à ce que leur singularité soit honorée par un effort scientifique dédié et pionnier.

Stimuler l’innovation par la collaboration

À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, Ipsen réaffirme son engagement à rester uni avec la communauté mondiale de lutte contre le cancer. Le combat est redoutable, mais notre détermination collective est plus forte. En continuant d’innover et en agissant avec un engagement sincère envers chaque patient, nous nous rapprochons d’un avenir où le cancer ne sera plus craint, mais géré, et où les vies seront non seulement prolongées, mais transformées.

Nous regardons vers l’avenir, unis par un objectif commun et dédiés aux besoins uniques de chaque personne confrontée au cancer.