Dans la biopharma, la créativité est au cœur des partenariats, de la structure à l’exécution 

Dans la biopharma, la créativité est au cœur des partenariats, de la structure à l’exécution 

Philippe LopesFernandes, Directeur des opérations 

La science a évolué – les meilleurs partenariats évoluent avec elle 

Il y a dix ans, le développement des médicaments était bien différent. Aujourd’hui, certaines des avancées scientifiques les plus prometteuses émergent de petites équipes très spécialisées, capables d’avancer rapidement — des équipes qui opèrent sous de fortes contraintes opérationnelles et disposent de peu de marge pour tout ce qui pourrait ralentir leur élan. 

Or, de nombreuses structures d’accords classiques n’ont pas été conçues pour cette réalité. Elles privilégient la stabilité au moment de la signature : des cadres rigides, fondés sur des hypothèses qui peuvent ne pas résister aux premières données. La science est par essence itérative et imprévisible. Lorsque la structure d’un partenariat — et la manière dont les partenaires collaborent — ne peut évoluer au même rythme, des frictions apparaissent et finissent par nuire aux avancées scientifiques. 

Ce que je recherche dans un partenariat va bien au‑delà de la seule structure de l’accord. Il s’agit d’un objectif commun porté par des actions concrètes, d’un lien continu entre les partenaires avant et bien après la signature, et d’un alignement de jugement qui demeure solide, même lorsque la science avance plus vite que ne peut l’anticiper le moindre contrat. 

Le défi consiste à bâtir quelque chose d’assez robuste pour durer, tout en restant suffisamment flexible pour s’adapter. Les meilleures structures d’accords ne sont pas des solutions standard. Elles sont conçues spécifiquement pour le partenariat en question — et c’est là que la créativité, l’innovation et une volonté constante d’évoluer prennent tout leur sens. 

Construire des structures d’accords créatives 

Aucun partenaire ne se ressemble ; aucun accord ne devrait donc être identique. Notre point de départ est toujours une compréhension sincère : non seulement de ce que chaque partenaire apporte, mais aussi de ce qui permettra réellement à la collaboration de fonctionner pour lui. Où nos forces complémentaires peuvent‑elles accélérer la science de la manière la plus efficace ? Quels sont les moments clés de décision ? À quoi ressemble le succès à chaque étape du développement scientifique ? 

La structure de l’accord est le résultat de ce dialogue — et non l’application d’un modèle prédéfini. C’est ce qui en fait une démarche créative : une conception sur mesure, pensée pour servir une science ambitieuse et transformatrice. 

La preuve dans le pipeline 

Depuis 2020, Ipsen a construit plus de 35 programmes grâce à des partenariats. En 2025 seulement, trois accords dont je suis particulièrement fier — chacun structuré différemment, chacun façonné autour d’une science et d’un partenaire spécifiques — sont unis par un objectif commun : faire émerger une science audacieuse, capable de transformer les paradigmes thérapeutiques. 

L’avenir appartient à des structures d’accords flexibles, personnalisées et adaptées à la réalité actuelle du développement des médicaments : des équipes agiles, des cycles rapides et des contraintes bien réelles. C’est le niveau d’exigence que nous nous fixons, et notre pipeline en est le reflet 

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