Carole
Lorsqu’on a diagnostiqué à la mère de Carole la maladie d’Alzheimer, cela a été un bouleversement pour toute sa famille. Au fil des années, cette épreuve a profondément transformé leur relation mère-fille.
Par Mary Jane Hinrichs, SVP Head of Early Development and Innovation
Dans la découverte de médicaments, l’identification de la bonne cible biologique a toujours constitué une étape à la fois essentielle et complexe. Aujourd’hui, l’essor d’outils de criblage de plus en plus puissants transforme profondément ce processus, marquant un changement majeur dans notre manière de passer des hypothèses scientifiques à des médicaments à fort potentiel de transformation. Les avancées en matière de criblage à haut débit, de génomique et d’analyses pilotées par l’intelligence artificielle permettent aux chercheurs d’explorer la biologie des maladies à une échelle sans précédent, faisant émerger des opportunités qui étaient auparavant hors de portée.
Cette évolution s’inscrit pleinement dans les forces de l’approche d’Ipsen. Les avancées scientifiques les plus prometteuses émergent de plus en plus du monde académique et des biotechnologies, où les plateformes de criblage avancées révèlent de nouvelles cibles thérapeutiques. En développant notre portefeuille grâce à des partenariats au sein de cet écosystème, nous pouvons accéder très tôt aux opportunités les plus prometteuses, en associant la rapidité de la découverte à la source avec notre capacité à accélérer le développement. Grâce à nos expertises clés, allant de la pharmaceutique clinique (sélection et formulation d’un médicament) à la modélisation pharmacométrique (prédiction du comportement d’un médicament dans l’organisme) et à la translation des biomarqueurs (mesure de l’effet thérapeutique), nous transformons des molécules en médicaments.
Un exemple emblématique de cette approche est notre conjugué anticorps-médicament (ADC), IPN60300, développé en partenariat avec Foreseen Biotechnology. En juillet 2024, Ipsen a obtenu une licence mondiale exclusive pour le développement, la fabrication et la commercialisation de cet ADC innovant, et nous avons depuis accéléré son développement jusqu’aux essais cliniques de phase I/II. La nouvelle cible thérapeutique, ITGA2, a été identifiée grâce à la plateforme de protéomique optimisée pour la translation et renforcée par l’apprentissage automatique (Machine Learning Enabled Translational-Optimized Proteomics System) de Foreseen, puis validée au moyen de sa plateforme de criblage à haut débit. Cette découverte a reposé sur l’analyse d’une vaste collection d’échantillons cliniques afin d’identifier de nouvelles cibles spécifiques à la maladie, étroitement liées à sa biologie et à son impact sur les patients. De telles approches protéomiques ont le potentiel d’améliorer les probabilités de succès dans l’identification de cibles à fort impact thérapeutique.
Plus important encore, la combinaison des expertises nous permet d’aller au-delà des progrès incrémentaux. En sélectionnant plus tôt les bonnes cibles et les bonnes molécules, puis en accélérant leur développement grâce à une approche connectée et fondée sur les données, nous créons les conditions nécessaires au développement de médicaments « best-in-class » et « first-in-class » dans des domaines où les besoins médicaux non satisfaits sont importants.
Au final, notre ambition est claire : transformer plus rapidement des hypothèses scientifiques en médicaments capables de changer la vie des patients. Car la véritable promesse du criblage ne réside pas seulement dans ce qui est découvert, mais aussi dans notre capacité à traduire ces découvertes avec rapidité et confiance en bénéfices concrets pour les patients.
Qu’est-ce que le FPIC adulte ?
Le PFIC est un groupe de maladies hépatiques héréditaires rares qui affectent la capacité du corps à transporter et circuler la bile, essentielle à la digestion et à l’absorption des graisses, ainsi qu’à l’élimination des déchets. 1–5 Lorsque la bile s’accumule dans le foie, elle peut endommager le foie et provoquer des symptômes tels que des démangeaisons. 1
Bien que le PFIC soit souvent associé à l’enfance, il est de plus en plus reconnu qu’il peut aussi se manifester chez l’adulte. 3,6 Dans ces cas, les symptômes peuvent ne pas apparaître avant plus tard dans la vie, parfois déclenchés par des événements tels que la grossesse ou une infection. 2,6
Pour beaucoup, cela signifie des années de symptômes inexpliqués, de rendez-vous médicaux répétés et d’incertitudes avant que la cause sous-jacente ne soit identifiée. 6
Quel est l’impact du PFIC ?
Pour les adultes vivant avec la PFIC, cette condition peut affecter presque tous les aspects de la vie, de la santé physique et le bien-être émotionnel au travail, aux relations et aux projets d’avenir. 6
Les symptômes courants incluent des démangeaisons (pruritus), un jaunissement de la peau et des yeux (jaunisse), des douleurs abdominales, de la diarrhée et de la fatigue, qui peuvent perturber les activités quotidiennes et la qualité de vie. 7,8
Pour beaucoup, le symptôme le plus difficile est la démangeaison persistante et invalidante. Comme les démangeaisons ne présentent aucun signe visible, sa gravité est souvent sous-estimée, rendant difficile pour les autres de comprendre ce fardeau épuisant et dévorant, qui peut aller bien au-delà des symptômes physiques. 1,6,9,10
Une démangeaison sévère peut affecter la concentration, le travail, l’éducation, la vie de famille, les relations et le bien-être mental. Les perturbations du sommeil causées par des démangeaisons persistantes peuvent épuiser les personnes pendant la journée, tandis que l’imprévisibilité des symptômes et leur cause sous-jacente peut également créer de l’anxiété quant à l’avenir. 1,10–13
Beaucoup de personnes décrivent se sentir isolées, notamment parce que le PFIC est rare et mal compris par les autres. 6
De plus, le PFIC est une affection progressive, ce qui signifie qu’elle peut évoluer avec le temps. L’un des défis de la maladie est que les modifications sous-jacentes du foie peuvent persister même lorsque les symptômes fluctuent ou semblent gérables. En conséquence, les individus peuvent se sentir relativement bien tant que la maladie reste active sous la surface. 6
Sans soins appropriés, la bile continue de s’accumuler dans le foie, ce qui peut causer des dommages à long terme et peut finalement entraîner une insuffisance hépatique. 1,6,14
Pourquoi un diagnostic de PFIC adulte est-il si difficile ?
Le PFIC chez l’adulte est souvent mal diagnostiqué ou bien plus tard qu’il ne devrait l’être. Cela est principalement motivé par une sensibilisation et une compréhension limitées chez les adultes. 6,13 La perception de longue date du PFIC comme condition infantile peut signifier que les professionnels de santé ne le soupçonnent pas immédiatement chez les adultes. 6,14
Ce problème contribue au fait que la maladie se manifeste rarement de manière simple ou prévisible. Certains adultes peuvent présenter des symptômes légers ou pas apparents. 6,15 Pour ceux qui présentent des symptômes, ils se recoupent souvent avec ceux d’autres affections plus courantes. 6 Dans certains cas, les symptômes vont et viennent au fil du temps,6 rendant difficile l’identification de la cause sous-jacente.
En conséquence, le PFIC est souvent négligé, ignoré ou attribué à d’autres causes,6,13 ce qui peut laisser les gens frustrés et sans soutien. En effet, de nombreux adultes atteints de PFIC passent des années, voire des décennies, à chercher des réponses, ne gérant souvent que les symptômes sans soins optimaux – tandis que les lésions hépatiques peuvent continuer à progresser. 6
Comment pouvons-nous combler le fossé diagnostique dans le PFIC ?
Une reconnaissance plus précoce est essentielle pour modifier la trajectoire de la maladie et améliorer les résultats à long terme chez les adultes atteints de PFIC. 16,17 La première étape consiste à accroître la sensibilisation à la PFIC chez les adultes, afin que les symptômes soient reconnus plus tôt dans ce contexte et que des tests appropriés puissent être effectués. 6
Lorsque le PFIC est suspecté, un test génétique est souvent utilisé pour confirmer le diagnostic. 16,17 Parce que la maladie est causée par des modifications de certains gènes, le test génétique peut identifier la cause sous-jacente. Cependant, les variantes génétiques ne sont pas toujours identifiées. 18,19 Dans certains cas, un diagnostic est finalement posé par une évaluation clinique complète et l’exclusion de toutes les autres causes possibles. 18,19
Un diagnostic confirmé peut être un tournant important
Pour certaines personnes, recevoir enfin un diagnostic offre une validation tant attendue que leurs symptômes ont une cause sous-jacente réelle. Cela peut également ouvrir la porte à des soins spécialisés et à un accès à une communauté solidaire. 17
Quand faut-il envisager le PFIC ?
Le PFIC pourrait-il être l’explication manquante ? Les adultes présentant les symptômes ou expériences suivants pourraient bénéficier d’une discussion avec un spécialiste du foie : 3,6,17,19
Chez Ipsen, nous reconnaissons que pour de nombreux adultes vivant avec la PFIC, obtenir un diagnostic peut être un moment déterminant. Au-delà de l’avancement de la science, nous nous engageons à écouter les expériences des personnes vivant avec des maladies hépatiques choléstatiques rares et à sensibiliser aux défis auxquels elles sont confrontées.
Grâce à la collaboration avec les organisations de patients et la communauté plus large des maladies rares, nous visons à soutenir une reconnaissance précoce, à améliorer la compréhension et à aider les individus à accéder aux soins dont ils ont besoin.
Pour aider à comprendre la complexité du PFIC, nous nous sommes associés au réseau PFIC pour co-créer la campagne PFIC Colors. Cette initiative organise l’information en six domaines thématiques codés par couleur, offrant un cadre de navigation clair pour aider les familles à comprendre l’ensemble du parcours du PFIC.
Cette année, via notre plateforme PFIC Colors, Ipsen soutient la campagne de la Journée de sensibilisation communautaire PFIC, « Voir l’ensemble du tableau », en mettant l’accent sur la population adulte souvent négligée du PFIC. Nous encourageons également l’engagement avec les histoires de la communauté PFIC, qui seront partagées sur les réseaux sociaux.
En reflétant ces expériences vécues diverses, nous contribuons à garantir que les familles reçoivent un soutien significatif tout au long de leur expérience – depuis le diagnostic.
Certains adultes atteints de PFIC peuvent présenter des symptômes légers ou des symptômes qui vont et viennent, ce qui rend la condition difficile à reconnaître.6 Un antécédent de problèmes inexpliqués de flux biliaire, de jaunisse ou de démangeaisons sévères et persistantes peut être associé à la PFIC et pourrait entraîner une évaluation médicale supplémentaire.
Si vous êtes préoccupé par votre santé ou pensez avoir une PFIC, veuillez consulter votre médecin ou un autre professionnel de santé qualifié.
Comme les symptômes du PFIC peuvent être similaires à ceux d’autres affections hépatiques, les symptômes seuls ne suffisent souvent pas à confirmer un diagnostic.6 Le test génétique recherche les changements génétiques connus pour causer la PFIC. Identifier un variant génétique spécifique aide les équipes de santé à adapter le plan de soins le plus approprié, car certaines options de prise en main peuvent être guidées par des résultats génétiques spécifiques. Cependant, même si un test ne détecte pas de variant connu, un diagnostic de PFIC peut tout de même être posé en excluant toutes les autres causes possibles.17,19
Parce que notre compréhension du PFIC progresse très rapidement, de nouveaux gènes sont constamment découverts et de nouvelles méthodes de test sont développées. Si un test génétique ne détecte pas de variant génétique connu, cela n’exclut pas nécessairement la PFIC ou une autre cause génétique. À mesure que les connaissances et les méthodes de test évoluent, les résultats des tests génétiques peuvent parfois être réévalués ou les tests peuvent être répétés. La signification d’un résultat non concluant dépendra des circonstances de la personne et doit être discutée avec un professionnel de santé. 20
Si vous avez des questions concernant le résultat d’un test génétique, veuillez consulter votre médecin ou un autre professionnel de santé qualifié.
Vous n’êtes pas seul. Si vous avez des inquiétudes concernant d’éventuels symptômes ou des questions concernant la PFIC, votre médecin ou votre équipe de santé devrait être votre premier point de contact. Ils peuvent vous orienter vers des informations appropriées et des ressources de soutien.
Pour obtenir des informations fiables supplémentaires et la possibilité de se connecter avec d’autres personnes concernées par le PFIC, visitez le Réseau PPIC. L’organisation fournit des ressources, de l’éducation et du soutien aux personnes vivant avec le PFIC et à leurs familles. Vous pouvez également trouver une organisation locale de PFIC dans votre région via leur Annuaire mondial de soutien.
Ces informations sont à titre éducatif uniquement et ne remplacent pas un conseil, un diagnostic ou un traitement médical. Veuillez consulter votre médecin ou votre équipe de santé si vous avez des questions ou des préoccupations concernant votre santé ou la possibilité d’un PFIC.
1. Kamath BM, et al. 2020. Potential of ileal bile acid transporter inhibition as a therapeutic target in Alagille syndrome and progressive familial intrahepatic cholestasis. Liver Int. 40(8):1812–1822.
2. Henkel SA, et al. 2019. Expanding etiology of progressive familial intrahepatic cholestasis. World J Hepatol. 11(5):450–463.
3. Davit-Spraul A, et al. 2009. Progressive familial intrahepatic cholestasis. Orphanet J Rare Dis. 4:1.
4. Goldberg A, Mack CL. 2020. Inherited Cholestatic Diseases in the Era of Personalized Medicine. Clin Liver Dis 15(3):105–109.
5. van Wessel DBE, et al. 2020. Genotype correlates with the natural history of severe bile salt export pump deficiency. J Hepatol. 73(1):84–93.
6. Berg T. 2024. Progressive Familial Intrahepatic Cholestasis in Adulthood: Genetics, Diagnosis, Treatment, and Further Research. EMJ Hepatol. 12[Suppl 2]:2–7.
7. Mehl A, et al. 2016. Liver transplantation and the management of
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8. Halawi A, et al. 2021. Triggers of benign recurrent intrahepatic cholestasis and its pathophysiology: a review of literature. Acta Gastroenterol Belg. 84(3):477–486.
9. Patel SP, et al. 2019. Cholestatic pruritus: Emerging mechanisms and therapeutics. J Am Acad Dermatol. 81(6):1371–1378.
10. Brown K. 2025. Update on the Management of Cholestatic Pruritus. Gastroenterol Hepatol (NY). 21(5):315–317.
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15. Alam S, Lal BB. 2022. Recent updates on progressive familial intrahepatic cholestasis types 1, 2 and 3: Outcome and therapeutic strategies. World J Hepatol. 14(1):98–118.
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17. Gunaydin M, et al. 2018. Progressive familial intrahepatic cholestasis: diagnosis, management, and treatment. Hepat Med. 10:95–104.
18. Vinayagamoorth V, et al. Newer variants of progressive familial intrahepatic cholestasis. 2021. World J Hepatol. 13(12):2024–2038.
19. Bakır A, et al. The molecular landscape of progressive familial intrahepatic cholestasis in Turkey: Defining the molecular profiles and expanding the variant spectrum. Ann Hum Genet 2022; 86:119–126.
20. European Association for the Study of the Liver. EASL Clinical Practice Guidelines on liver transplantation. J Hepatol. 2024;81(6):1040-1086.
Aurora Berra, Vice-presidente et Directrice mondiale des affaires patients
Nous vivons à une époque marquée par des avancées scientifiques extraordinaires. Nous pouvons cibler les maladies d’une manière qui aurait été inimaginable il y a une génération, développer des médicaments toujours plus sophistiqués et explorer des approches entièrement nouvelles en matière de traitement.
Pourtant, un paradoxe se trouve au cœur des soins de santé modernes : à mesure que la science avance, il peut devenir plus difficile de la comprendre. C’est pourquoi la littératie en santé est si importante. Une avancée majeure ne peut avoir un réel impact que si les personnes concernées comprennent ce qu’elle peut apporter dans leur vie.
Chez Ipsen, une grande partie de nos efforts se concentre sur des domaines où les besoins médicaux non satisfaits restent importants et où les patients attendent souvent des progrès significatifs. Nous avons contribué à mettre à disposition le tout premier traitement approuvé contre la fibrodysplasie ossifiante progressive (FOP), élargi les options thérapeutiques pour les personnes vivant avec une cholangite biliaire primitive (CBP) et faisons progresser des approches thérapeutiques ciblées pour les enfants atteints de gliome pédiatrique de bas grade (pLGG).
Pour les personnes et les familles concernées par ces pathologies, les progrès scientifiques ne sont pas une notion abstraite. Ils peuvent ouvrir de nouvelles perspectives là où les options étaient jusque-là limitées. Avec chaque avancée vient une responsabilité : non seulement concrétiser la science, mais aussi emmener les patients et les communautés avec nous tout au long de ce parcours.
Une communication efficace constitue souvent l’un des aspects les plus difficiles à maîtriser dans ce parcours. La littératie en santé est un sujet complexe et nuancé. Elle est souvent envisagée sous l’angle de la capacité des patients à comprendre des informations complexes. Mais je pense que nous devons nous poser une autre question : avons-nous communiqué la science de manière suffisamment claire?
Ce changement de perspective est essentiel. Il place la responsabilité sur celles et ceux d’entre nous qui créons et diffusons des informations sur la santé. Notre rôle ne consiste pas simplement à fournir des faits, mais à les rendre véritablement utiles, afin que chacun puisse poser les questions qui comptent pour lui et prendre des décisions éclairées concernant sa prise en charge. Cela implique de remettre en question nos propres pratiques à chaque étape, de faire preuve de créativité et d’être transparents sur ce que nous savons, tout comme sur les incertitudes qui subsistent.
La clarté doit être présente dès le départ, et non seulement une fois la science achevée et les supports rédigés. Parmi nos enseignants les plus précieux figurent les patients et les aidants eux-mêmes. Nos comités d’examen d’experts patients contribuent à garantir que les contenus reflètent la réalité du vécu avec une maladie, en remettant en question certaines hypothèses et en mettant en lumière des obstacles que nous pourrions autrement ne pas percevoir.
Notre comité de relecture en langage clair apporte une autre perspective, en nous aidant à identifier les formulations ou concepts qui pourraient être moins accessibles qu’ils ne le devraient. Nous nous efforçons d’appliquer ces enseignements à tout ce que nous partageons, qu’il s’agisse de supports explicatifs visuels, de résumés en langage clair ou de l’accès libre à nos recherches publiées.¹ Chacun de ces éléments contribue à la même ambition : supprimer les obstacles entre les progrès scientifiques et les personnes qu’ils sont destinés à servir.
La science continuera à progresser rapidement, en particulier dans les domaines sur lesquels nous travaillons chez Ipsen. Notre façon de communiquer doit évoluer à son rythme.
Car l’innovation ne consiste pas uniquement à découvrir ce qui est possible. Elle consiste aussi à permettre aux personnes de comprendre ce que ces possibilités signifient pour elles. Pour moi, c’est cela, l’innovation responsable.
La science est au cœur de tout ce que nous faisons. Elle s’accompagne également d’une empreinte environnementale, liée à l’énergie et à l’eau consommées dans les laboratoires, ainsi qu’aux produits chimiques, aux équipements et aux matériaux nécessaires à nos activités de recherche.
Dans le cadre de la stratégie de développement durable d’Ipsen, nous mettons en œuvre des actions concrètes pour réduire cette empreinte et préserver les ressources essentielles. Sur nos sites de Dublin et de Wrexham, cette ambition prend vie grâce à My Green Lab Certification, un programme reconnu à l’échelle mondiale qui aide les laboratoires à intégrer le développement durable dans leurs pratiques quotidiennes.
My Green Lab Certification offre aux laboratoires une approche structurée pour évaluer leurs performances environnementales, identifier des pistes d’amélioration et transformer leurs ambitions en actions concrètes.
À ce jour, plus de 4 000 laboratoires et 50 000 scientifiques, répartis dans plus de 50 pays, ont participé au programme. Celui-ci est soutenu par Race to Zero, une initiative appuyée par les Nations unies, et recommandé par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA).
La certification couvre 14 domaines liés à la durabilité des laboratoires, notamment l’énergie, l’eau, les déchets, les produits chimiques et les matériaux, les achats responsables et l’engagement des collaborateurs. Les laboratoires établissent un état des lieux, mettent en œuvre des améliorations et mesurent leurs progrès avant de réaliser l’évaluation de certification, dont les résultats sont vérifiés de manière indépendante.
Les équipes de Dublin et de Wrexham appliquent le référentiel My Green Lab dans des laboratoires aux activités et aux modes de fonctionnement variés. Cette démarche leur permet d’expérimenter différentes approches, de partager leurs enseignements et d’identifier des solutions concrètes.
Le travail commence par une analyse attentive des pratiques quotidiennes en laboratoire.
Dans le laboratoire APID de Dublin, par exemple, un audit énergétique a estimé que les équipements évalués consomment environ 94 220 kWh d’électricité par an. Ces résultats ont permis d’identifier des leviers concrets pour réduire cette consommation, comme le passage en mode veille d’un appareil GCMS (utilisé pour analyser des échantillons chimiques) ou l’arrêt des équipements lorsqu’ils ne sont pas utilisés.
Parmi les autres actions en cours :
Rendre les laboratoires plus durables ne repose pas uniquement sur les équipements et les ressources. Cela implique également de faire évoluer les façons de travailler.
Les Sustainability Champions et les responsables de laboratoire accompagnent le déploiement des actions au sein de leurs équipes, tandis que les collaborateurs de Dublin et de Wrexham se réunissent régulièrement pour comparer leurs progrès, partager leurs expériences et apprendre les uns des autres.
Cette collaboration entre les deux sites permet d’identifier les pratiques les plus efficaces dans des environnements de laboratoire différents, tout en intégrant progressivement le développement durable dans les pratiques scientifiques du quotidien.
Les sites de Dublin et de Wrexham poursuivront la mise en œuvre de ces améliorations en vue d’obtenir My Green Lab Certification. Cette certification offrira une reconnaissance externe des pratiques durables adoptées par les laboratoires participants, tout en fournissant un cadre favorisant l’amélioration continue.
Valable pendant deux ans, la certification souligne l’importance d’évaluer, d’améliorer et d’ancrer durablement ces pratiques dans le temps.
Pour Ipsen, la valeur de cette première phase va au-delà de l’obtention de la certification. En expérimentant, en mesurant et en partageant les initiatives mises en œuvre à Dublin et à Wrexham, nous développons une expérience concrète qui contribuera à faire progresser les pratiques de laboratoire plus durables à travers l’ensemble du Groupe Ipsen.
Personne n’est jamais seulement un employé, et rien d’autre. Derrière chaque scientifique, chaque assistant·e, chaque chargé·e de clientèle, il y a une personne. Un patient. Un aidant. Un parent. Un fils. Et ça change tout.
Ils travaillent tous chez Ipsen. Mais leur intitulé de poste ne révèlent jamais qu’une partie de leur identité, de leur histoire. Nous leur avons demandé de partager les expériences qui ont façonné leur vie et leur vision du monde. Et de nous en dire un peu plus sur qui ils sont, au-delà du travail.
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Lorsqu’on a diagnostiqué à la mère de Carole la maladie d’Alzheimer, cela a été un bouleversement pour toute sa famille. Au fil des années, cette épreuve a profondément transformé leur relation mère-fille.
Lorsque ses deux parents ont respectivement été diagnostiqués d’un cancer, à quelques mois d’intervalle, Agnès a dû faire face à la possibilité de les perdre tous les deux. En tant que fille, mère et aidante, cette expérience a changé sa façon d’envisager la prise en charge des autres et d’elle-même.
Ed a appris qu’il était atteint d’un cancer du rein alors que sa fille n’avait que six mois. Aujourd’hui, en tant que survivant du cancer et responsable de compte en oncologie, ses univers personnel et professionnel se croisent d’une manière qu’il n’aurait jamais imaginée.
À la fois mère et scientifique, Jacquie vit avec une spondylarthrite axiale depuis plus d’une décennie. Vivre avec cette maladie chronique l’a obligée à s’adapter à une réalité nouvelle, et a teinté son travail quotidien d’une perspective profondément personnelle.
Derrière un simple intitulé de poste, il y a toujours plus.
Suivez #ThisIsIpsen et partagez les histoires qui vous touchent.
L’engagement d’Ipsen à développer les compétences de ses équipes a été récompensé par deux distinctions Gold lors des Brandon Hall Excellence Awards 2026, l’un des programmes internationaux de référence qui récompensent les initiatives remarquables en matière de formation et de développement des talents.
Ces distinctions récompensent deux initiatives dédiées au développement des équipes commerciales d’Ipsen :
DARWIN, la plateforme de jeux de rôle alimentée par l’IA d’Ipsen, permet aux équipes commerciales de s’entraîner à des conversations réelles avec des professionnels de santé dans un environnement interactif et réaliste.
Les programmes de coaching destinés aux First-Line Sales Managers (FLSM) d’Ipsen permettent aux managers commerciaux de renforcer leurs compétences en matière de coaching et d’accompagner le développement de leurs équipes.
Ensemble, ces initiatives primées témoignent de l’engagement d’Ipsen à investir dans la croissance et la réussite de ses équipes de terrain. Cette reconnaissance souligne l’importance des opportunités d’apprentissage et de développement continu qui favorisent l’épanouissement professionnel, l’évolution de carrière et la réussite à long terme des représentants commerciaux et des responsables.
La valeur de ces initiatives va au-delà de la reconnaissance du secteur. En donnant à nos équipes les compétences, les connaissances et la confiance nécessaires pour exceller dans leurs fonctions, elles contribuent à renforcer notre capacité à mieux accompagner les professionnels de santé et, à terme, les patients.
« Pour aider tous les partenaires à comprendre la valeur d’un médicament, nous fournissons un accompagnement global autour des données issues des essais cliniques. »
Les essais cliniques répondent à des questions spécifiques dans des contextes très structurés et sous conditions contrôlées. L’équipe de Seema Meloni veille à ce que ces réponses s’inscrivent dans un contexte plus large.
Son travail se concentre sur la stratégie de données en vie réelle : définir les besoins non satisfaits, quantifier la prévalence des maladies et comprendre « à quoi ressemble le monde avec ou sans nos thérapies ».
Elle collabore avec les équipes produit pour construire un ensemble complet de preuves en parallèle du plan de développement clinique. Les essais cliniques démontrent l’efficacité et la sécurité dans un cadre contrôlé. Les données en vie réelle complètent ces essais en reflétant l’expérience globale des patients et la performance d’un médicament dans des populations plus larges. Son équipe génère des données supplémentaires pour répondre à ces questions et replacer les résultats des essais dans leur contexte.
« L’un des plus grands défis dans l’industrie pharmaceutique est l’acceptation des données en vie réelle », explique-t-elle. « Dans ces cas, nous avons moins de contrôle sur la collecte des données et leur qualité par rapport aux essais randomisés traditionnels. Nous devons donc travailler rigoureusement pour identifier des sources de données de haute qualité et les analyser de manière robuste. »
Les essais randomisés restent essentiels. Mais, selon elle, ils ne sont pas toujours suffisants à eux seuls pour répondre à l’ensemble des besoins scientifiques et business. « Nous avons souvent besoin de données complémentaires pour compléter une compréhension globale du rapport bénéfice-risque d’un médicament », explique-t-elle. Cela nécessite des études conçues avec rigueur scientifique, tout en fournissant des données issues de sources plus larges pour divers acteurs externes clés.
« Le risque, sans une stratégie de génération de preuves complète et applicable, est que des traitements efficaces n’atteignent pas les patients qui pourraient en bénéficier, ou qu’ils soient parfois retirés du marché », souligne-t-elle. Les conséquences sont concrètes et concernent directement les patients qui en dépendent.
Sa conviction s’est forgée tôt dans sa carrière. Après son doctorat, elle a participé à un programme visant à étendre l’accès au traitement du VIH dans plusieurs pays africains. « C’était un baptême du feu », raconte-t-elle. Elle a mis en place des systèmes de dossiers médicaux électroniques à grande échelle, apprenant comment les preuves influencent l’accès des patients, l’éthique et les politiques de santé.
Aujourd’hui, cette perspective reste centrale. « La science avec un objectif consiste à s’assurer que nous prenons des décisions responsables, fondées sur des données complètes et de haute qualité », conclut-elle.
Les preuves sont essentielles. Elles protègent les patients, éclairent les décisions et façonnent l’avenir des médicaments.
Après 25 ans passés dans l’oncologie, Jon Travers connaissait l’impact que le cancer peut avoir sur les patients et leurs proches. Tout au long de sa carrière, il a été animé par la volonté de contribuer au développement de nouveaux traitements pour les personnes qui en ont le plus besoin.
Mais il y a une dizaine d’années, cette mission a pris une tout autre dimension.
Lorsque sa mère a été confrontée à une récidive de mélanome, c’était la troisième fois qu’elle faisait face à un cancer. Près de vingt ans après un premier épisode de la maladie, le cancer était réapparu et le pronostic était défavorable. Comme de nombreuses familles confrontées à cette épreuve, ils ont dû envisager la possibilité que le temps passé ensemble soit plus court qu’ils ne l’espéraient.
L’accès à un traitement innovant dans le cadre d’un programme d’accès précoce a alors changé le cours de cette histoire.
Ce traitement a offert à la mère de Jon une année de vie supplémentaire. Une année précieuse, passée auprès de sa famille, à créer des souvenirs et à partager des moments qui n’auraient peut-être jamais existé autrement.
Vivre cette expérience de près a profondément transformé sa façon de percevoir son travail. Ce qui était jusque-là un engagement professionnel en faveur de l’innovation est devenu une conviction beaucoup plus personnelle. Il a compris concrètement ce que l’arrivée d’un nouveau traitement peut représenter pour un patient, mais aussi pour toute sa famille.
Aujourd’hui, en tant que Senior Director, External Innovation, cette expérience continue d’influencer son quotidien. Au-delà des données scientifiques et des résultats cliniques, il garde toujours à l’esprit les personnes qui pourraient bénéficier des innovations qu’Ipsen cherche à développer.
Pour Jon, la valeur d’un médicament ne se limite pas à ses performances cliniques. Elle se mesure aussi au temps qu’il peut offrir aux patients, aux moments qu’il permet de partager et aux souvenirs qu’il contribue à créer.
Son histoire témoigne de l’impact très concret que l’innovation peut avoir dans la vie des patients et de leurs proches. Parce que parfois, une seule année de plus peut faire toute la différence.
Pour Elise, la maladie a toujours été une réalité très concrète. Sans être en contact direct avec les patients dans son métier, elle sait ce que représente le rôle d’aidant auprès d’un proche. Une expérience qui lui a montré à quel point un diagnostic peut rapidement bouleverser l’organisation familiale et le quotidien.
Entre les rendez-vous médicaux, les démarches administratives et les imprévus, il faut souvent apprendre à composer avec une nouvelle réalité. Au fil du temps, Elise a compris qu’il ne s’agit pas seulement d’accompagner une personne malade, mais aussi de trouver le bon équilibre entre soutien, vie personnelle et responsabilités professionnelles.
Certaines situations l’ont particulièrement marquée, notamment les enfants hospitalisés dont les parents ne pouvaient pas toujours être présents. Ces moments lui ont rappelé une réalité vécue par de nombreux aidants : vouloir être aux côtés d’un proche tout en devant gérer les contraintes du quotidien.
Cette expérience a renforcé sa conviction que la présence, l’écoute et le soutien émotionnel sont aussi importants que l’accompagnement pratique. Pourtant, le rôle des aidants reste souvent peu visible, alors même qu’ils jouent un rôle essentiel dans le parcours de soin.
C’est dans cette optique qu’Ipsen a mis en place un congé aidant. Cette mesure permet aux collaborateurs concernés de disposer de temps pour accompagner un membre de leur famille ou un proche lorsque la situation l’exige, sans avoir à choisir entre leurs responsabilités professionnelles et leur rôle d’aidant.
Pour Elise, cette initiative est avant tout une reconnaissance de la réalité vécue par de nombreuses familles. Elle reflète l’idée que prendre soin des personnes, c’est aussi soutenir ceux qui les accompagnent au quotidien.
« Nous devons nous assurer que c’est industrialisable, sûr et reproductible — afin que chaque patient reçoive le même médicament à chaque fois. »
En tant que responsable CMC dédié au développement de nouveaux actifs, Ian Fox travaille à l’interface entre la recherche et l’application — transformant des molécules prometteuses en traitements concrets. Il décrit son rôle comme « une sorte de passerelle entre l’identification précoce d’une cible en recherche et la mise à disposition d’un produit final durable, maîtrisé, sûr et de qualité, capable de répondre aux besoins des patients. »
Ian accompagne la transition de la chimie médicinale vers le développement clinique, en traduisant la découverte en produits constants et de haute qualité. Cela implique d’évaluer très tôt les procédés de fabrication, afin de s’assurer qu’ils sont viables non seulement en théorie, mais aussi à l’échelle industrielle. « La qualité doit être identique à chaque fois, la dose doit être la même — un médicament parfait à chaque administration », explique-t-il.
Ian n’a pas commencé sa carrière dans le développement. Son parcours a débuté dans la production industrielle, puis il a souhaité se rapprocher impact direct. « Passer au développement pharmaceutique m’offre la possibilité d’atteindre davantage de patients et de changer leur vie. »
Cette évolution a nécessité une progression personnelle. Il a « gravi les échelons » et obtenu un master axé sur les procédés de fabrication innovants. La structure d’Ipsen lui a permis de changer d’équipe, d’élargir son expertise technique et d’occuper un poste où la science est directement reliée aux patients.
Il est convaincu que l’avenir repose sur de meilleurs outils et une collaboration renforcée. « Grâce aux avancées de l’IA, nous pourrions réduire les risques ou le niveau de tests à réaliser — grâce à une modélisation plus efficace », explique-t-il. « Des outils comme ceux-ci aideront les scientifiques et nous permettront de nous concentrer davantage sur le cœur de notre travail. »
Au final, pour Ian, tout repose sur la collaboration. « Sans collaboration, le produit n’arrive pas sur le marché. En travaillant ensemble, nous garantissons les mêmes résultats pour chaque patient, à chaque fois. »