Combler les lacunes dans la prise en charge de la spasticité post‑AVC
Par Sandra Silvestri, Vice-Présidente Exécutive et Directrice Médicale, Ipsen
Chez Ipsen, notre héritage en neurosciences a toujours été bien plus qu’un simple progrès scientifique : il s’agit de transformer des vies. Malgré les avancées dans la prise en charge et les nombreuses initiatives visant à prévenir les AVC, le nombre de cas continue d’augmenter depuis plusieurs décennies. Un défi majeur persiste aujourd’hui : la spasticité post‑AVC (SPA), une condition qui touche environ un survivant sur quatre. Pourtant, malgré sa prévalence, trop de personnes n’ont pas accès à des soins en temps opportun. Seule une fraction bénéficie d’un soutien, et encore moins poursuivent un suivi régulier.
Ces lacunes dans la prise en charge ne sont pas inévitables. Elles résultent de parcours fragmentés, d’un suivi incohérent et d’un accès inégal aux services spécialisés. Les survivants passent souvent d’une équipe à l’autre — neurologie, rééducation, thérapie communautaire, services de la douleur et cliniques spécialisées — sans point de responsabilité clairement défini. Cette complexité signifie que la spasticité peut passer inaperçue ou rester non traitée, laissant les patients et leurs aidants livrés à eux-mêmes pour naviguer dans le système.
Chez Ipsen, nous pensons que ces défis peuvent être relevés. En intégrant un suivi structuré, en favorisant la collaboration multidisciplinaire et en simplifiant les circuits de référence, nous pouvons aider les patients à progresser plus facilement dans leur parcours et à accéder plus rapidement aux soins. Tout aussi important, nous devons considérer la personne dans sa globalité. La récupération après un AVC dépend non seulement des symptômes physiques, mais aussi de l’humeur, de la motivation, des comorbidités et des réalités quotidiennes des aidants. Un soutien pratique et empreint de compassion — des évaluations de l’humeur aux informations claires, en passant par des rendez-vous coordonnés qui réduisent les déplacements et les coûts — est essentiel pour maintenir l’engagement.
Notre approche proactive repose sur des données probantes et la collaboration. Grâce à des études en vie réelle, à la cartographie du parcours patient et à des partenariats au sein de la communauté mondiale des neurotoxines, nous identifions les points de rupture dans la prise en charge et concevons des solutions pour combler ces lacunes. Ce travail apporte déjà des résultats mesurables : des traitements initiés plus tôt, une meilleure atteinte des objectifs et une confiance renouvelée pour les patients et leurs aidants.
Avant tout, nous écoutons. Les voix des survivants, des familles et des cliniciens guident notre mission. Leurs expériences vécues nous rappellent que la récupération ne se limite pas à la survie, mais qu’elle concerne une vie pleinement vécue. Comme l’a partagé un survivant : « J’ai découvert que je pouvais être fort et surmonter les difficultés — et donner de la force aux autres. »
L’engagement d’Ipsen en neurosciences repose sur cette conviction : chaque survivant d’AVC mérite non seulement de vivre, mais de s’épanouir. En investissant dans l’éducation, les données probantes et la collaboration, nous travaillons à combler les lacunes dans la prise en charge et à faire en sorte que la vie après un AVC soit définie par la possibilité, et non par la limitation.