Le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus fréquent chez les hommes de plus de cinquante ans. En Europe et en Amérique du Nord, on estime qu’un homme sur six sera diagnostiqué au cours de sa vie.  Le cancer de la prostate constitue également la deuxième cause de décès des suites d’un cancer, après le cancer du poumon. Il est à l’origine de plus de 80 000 décès par an en Europe. Même si le taux de mortalité du cancer de la prostate tend à décliner, le taux de survie à 5 ans d’environ 83,4%*, son incidence connaît une augmentation significative, notamment du fait du vieillissement de la population.

Le cancer de la prostate, qu’est-ce que c’est ?

La prostate, glande génitale masculine, intervient, avec les glandes séminales, dans la production du liquide séminal qui, associé aux spermatozoïdes, constitue le sperme.

Le cancer de la prostate correspond à la prolifération de cellules anormales. Les hormones masculines, et en particulier la testostérone, favorisent le développement de ce cancer en agissant sur la multiplication des cellules cancéreuses.

Symptômes et types de cancers de la prostate

L’évolution du cancer de la prostate est relativement lente. Les premiers stades étant généralement asymptomatiques en dehors de gênes urinaires pouvant être attribuées à l’augmentation de la taille de la prostate due à l’âge, la pathologie peut être ignorée pendant des années.

Cependant, il existe certains symptômes permettant de diagnostiquer un cancer de la prostate :

Les symptômes urinaires sont :

  • L’impossibilité de se retenir
  • La diminution de la force du jet
  • Le besoin fréquent d’uriner
  • L’impossibilité d’uriner

A un stade plus avancé, d’autres symptômes pourront apparaître :

  • Présence de sang dans le sperme
  • Douleurs osseuses
  • Fractures fréquentes

En effet, le cancer de la prostate connait différents stades d’évolution et des formes plus agressives peuvent se développer. Le stade plus ou moins avancé de la maladie représente en fait l’étendue du cancer et est déterminant dans le choix du traitement. La taille de la tumeur, l’atteinte ou non des ganglions lymphatiques et la présence ou non de métastase dans d’autres parties du corps permettent de déterminer le stade de la pathologie.

Diagnostic et dépistage

Un diagnostic précoce garantit les meilleures chances de survie pour le patient.

A partir d’un certain âge, certains tests médicaux permettent de dépister un éventuel cancer de la prostate.

  • L’examen du toucher rectal
  • La mesure du taux d’antigène prostatique (PSA) par prise de sang. Cette technique a permis de favoriser la détection de tumeurs à des stades moins avancés, permettant une prise en charge plus en amont, elle reste cependant controversée, du fait de risques de sur-diagnostic et de sur-traitements.
  • Echographie transrectale
  • Biopsie
Traitements

Le traitement du cancer de la prostate a connu d’immenses progrès ces dix dernières années, se dirigeant de plus en plus vers une approche individuelle du patient et de son traitement. La mise en place d’approches individualisées mais aussi multidisciplinaires a permis une meilleure gestion de la pathologie, à tous les stades d’avancement.

Différents traitements peuvent être envisagés pour le cancer de la prostate, selon le patient et l’état d’avancement de la pathologie :

  • La chirurgie,
  • La radiothérapie,
  • L’HIFU (High Intensity Focused Ultrasound) : Ultrasons Focalisés de Haute Intensité, une technique médicale permettant de détruire la tumeur par la chaleur (ablation thermique)
  • La Curiethérapie : une technique de radiothérapie permettant la destruction des cellules cancéreuses par l’introduction dans l’organisme de corps radioactifs qui émettent des rayons gamma.
  • L’hormonothérapie : Les analogues de la GnRH agissent sur la production d’hormones sexuelles et permettent de ralentir la progression de la maladie en abaissant le taux de testostérone,
  • La chimiothérapie 
* Sources : Eurocare 5 / INCA
Mis à jour le 20 septembre 2013